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Amiante dans les bâtiments publics de Chêne-Bougeries

Garderie des Castagnettes: la toiture en fibro-ciment ondulé ne représente pas de dangers pour les usagers.

Inhalation dangereuse

Suite aux recommandations de l'OMS, l'amiante, sous toutes ses formes, est interdit de commercialisation en Suisse depuis 1990. Bien qu'il n'ait pas un effet toxique immédiat, son inhalation est considérée comme dangereuse. De structure cristalline, les fibres d'amiante ont la propriété de se diviser dans le sens de la longueur pour présenter une taille toujours plus fine. L'action conjuguée des fibres d'amiante et du système immunitaire endommage à la longue les tissus pulmonaires et peut provoquer divers types d'affections. Sur la base des connaissances actuelles, l'absorption orale d'une infime quantité de fibres d'amiante, par exemple dans l'eau potable (conduites en fibrociment) ou l'alimentation, n'est pas dangereuse pour la santé.

Expertise systématique nécessaire

En raison de ses multiples propriétés (haute résistance à la chaleur et aux produits chimiques), l'amiante a été massivement utilisé dans divers matériaux de construction, mais comme aucun registre n'a été tenu par les fabricants durant sa période d'utilisation de 1950 à 1990, il est de ce fait impossible de savoir si un bâtiment est exempt d'amiante, sans en avoir fait une expertise systématique de ses matériaux de construction.

La législation suisse fait la distinction entre deux catégories de matériaux contenant de l'amiante, à savoir les matériaux à l'amiante "fortement aggloméré" et ceux à l'amiante "faiblement aggloméré". Les matériaux "fortement agglomérés" (fibrociments principalement) sont réputés moins dangereux en l'absence d'intervention directe. Les matériaux "faiblement agglomérés" (flocages, faux plafonds, isolations, etc.) sont susceptibles de libérer plus facilement des fibres d'amiante et, de ce fait, ne peuvent être manipulés que par des entreprises spécialisée reconnues par la SUVA.

Les règles d'assainissement à suivre

La seule mesure efficace pour éviter d'exposer les occupants et les travailleurs lors de travaux est de demander une expertise amiante préalable des zones concernées dans les bâtiments construits avant 1991. Parallèlement aux mesures avant travaux, l'ensemble de ces bâtiments accueillant du personnel, des enfants ou le public doit faire l'objet d'une expertise hors travaux, pour s'assurer de l'absence d'exposition de ses occupants due à la dégradation des matériaux ou à des travaux de maintenance ou autres travaux soumis à autorisation. Ces deux règles ont été suivies par la ville Chêne-Bougeries.

La présence d'amiante dans un bâtiment ne signifie pas automatiquement qu'il doit être assaini.

C'est le risque d'exposition des occupants, influencé par la nature des matériaux (sa nature, son accessibilité, la présence d'enfants, etc.) qui vont déterminer les urgences d'assainissement. Selon la directive CFST 6503, il en existe trois:
- Urgence I : Assainissement immédiat (à réaliser dans l'année)
- Urgence II : Assainissement nécessaire (travaux à prévoir dans les 5 ans)
- Urgence III : Assainissement à long terme (à réaliser lors de travaux d'envergure)

Dès 2003, Chêne-Bougeries a confié à un laboratoire spécialisé la recherche d'amiante dans les matériaux de construction de l'ensemble de son patrimoine communal à usage public. Entre 2004 et 2006, il a assaini et remplacé les matériaux amiantés présents dans quatre bâtiments communaux construits avant 1990, dont l'école de Conches (isolants sous néons et plaque fibrociment à la cave) et le jardin d'enfants les Castagnettes (isolant sous néon, protection radiateur), désignés sous la catégorie d'urgence d'assainissement II & III.

D'une catégorie d'urgence III selon la directive CFST 6503, deux cas de matériaux amiantés doivent encore être assainis dans deux bâtiments communaux publics, lors de travaux d'envergure : la toiture en fibro-ciment ondulé de la garderie des Castagnettes, qui selon avis d’expert, ne représente pas de dangers pour les usagers en raison du risque extrêmement faible d’une contamination par l’amiante inerte posée, et les prises de fond de la piscine du Belvédère, situées en-dessous de la tuyauterie du bassin nageur, dont les risques de contamination ont été par la suite considérés comme nuls en raison d'une immersion totale.

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