L'Ouganda, pays de l'Afrique de l'Est, a été rongé durant 20 ans par un conflit armé interne, mettant aux prises le gouvernement avec des rebelles indépendantistes du Nord. Et cette situation a rendu le pays entièrement dépendant de l’aide alimentaire internationale.
Depuis 2006, l’Ouganda est revenu à une situation politique plus calme et l’agriculture a pu redémarrer dans les régions septentrionales. Dès 2009, l’association "Espoir pour ceux qui ont faim (fh - suisse)" a donc développé et soutenu un projet de remise en marche agricole dans le Nord du pays.
La culture de riz pluvial
Au coeur du conflit larvé entre le pouvoir gouvernemental et la LRA (Lord’s resistance army) de 1986 à 2006, le district de Pader a connu de grands déplacements de populations et l'abandon des terres cultivées. Dès lors, une réappropriation des terrains agricoles a dû avoir lieu et la culture du riz a été encouragée. Celle-ci est dite "pluviale", car elle dépend uniquement d’un apport en eaux de pluie et n’est pas dépendante d’un quelconque système d’irrigation.
La première phase de ce projet de développement agricole s'est achevée avec succès en 2011 et a permis d’assurer la sécurité alimentaire d’environ 12'000 personnes. Une deuxième phase vise à consolider la production de riz, à l’étendre à un plus grand nombre d’agriculteurs, ainsi qu’à garantir une meilleure et plus juste commercialisation en faveur des familles paysannes.
Les objectifs plus spécifiques sont en premier lieu d'améliorer le rendement rizicole à travers un meilleur partage des connaissances agricoles (éducation participative locale entre agriculteurs), la sélection de meilleures semences et d'augmenter les surfaces cultivées. Un accent important est également mis sur l’amélioration du stockage de la céréale, afin d'éviter les pertes après récoltes. Ensuite, le projet vise à revaloriser le prix de vente du riz (celui que touche les agriculteurs) grâce à une commercialisation plus efficiente (organisation associative, diminution du nombre d’intermédiaires, recherche de nouveaux débouchés, etc.).
Au total, plus de 2'000 familles paysannes vont bénéficier de ce projet agricole, dont 1'000 nouvellement impliquées par le partenaire ougandais de l’association "Espoir pour ceux qui ont faim". En plus de répondre à une nécessité alimentaire et économique de la région, cette dynamique participe à la reconstruction d’une réelle cohésion sociale intercommunautaire.
L'aide au développement de Chêne-Bougeries
Dans le cadre de son contrat avec la Fédération genevoise de coopération (FGC), la commune de Chêne-Bougeries a choisi de s'impliquer dans la deuxième phase de ce projet à hauteur de CHF 73'650.-, représentant 1/3 de l'enveloppe 2012 dédiée à l'aide au développement.
Ce projet de grande envergure est également co-financé par l’Etat de Genève et la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC).






