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L'essentiel

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Equipement communal | Inauguration de la nouvelle centrale de chauffe à bois

Un beau projet digne de "Agenda 21"

Les locaux du service des parcs et promenades abritent désormais une des centrales de chauffe à bois les plus modernes du canton.

En 2003, les autorités de la commune prêtaient une attention particulière aux encouragements de l’Etat à utiliser de l’énergie bois dans une perspective de développement durable. Depuis, l’idée de créer une centrale de chauffe à bois pour alimenter les divers bâtiments administratifs communaux a fait son chemin. Le 19 novembre 2007, la nouvelle centrale thermique à bois et un bâtiment pour les services techniques communaux seront inaugurés en présence du Conseiller d’Etat Robert Cramer, en charge du Département du Territoire.


Des installations enterrées et bien intégrées

Construit dans le parc Stagni, à l’arrière de la Villa sise au 8 bis route du Vallon et à proximité immédiate des locaux du service des Parcs et Promenades de la commune, le bâtiment, de petite superficie, s’intègre parfaitement au site et respecte le patrimoine construit. En surface, des garages, dépôts et ateliers ont été réalisés en bois. Aux abords, les différentes installations extérieures, telles que la déchetterie seront également réaménagées.

Les installations techniques proprement dites sont par contre enterrées. La chaufferie, le silo et le dépôt se situent à plus de 5 mètres sous terre. La centrale de chauffe produira environ 980'000 Kw/h par année et grâce à un réseau de canalisations à distance de 880m, elle alimentera dix bâtiments communaux, dont la salle communale et l’espace Nouveau Vallon.


Des avantages écologiques et économiques certains

Une des plus modernes du canton, cette centrale thermique à bois donne l’assurance d’une nette réduction des émissions de CO2, estimées à 72,5% par rapport aux anciennes chaudières à gaz des neuf bâtiments communaux.

Il est clair qu’un tel projet a représenté un effort financier plus important que le simple remplacement des chaudières individuelles de certains bâtiments. Mais en contrepartie, la valeur ajoutée du bois à long terme saute aux yeux, en ces temps de flambées du pétrole. « La variante bois représente une charge d’exploitation supérieure de 15% à un système à gaz en raison de l’amortissement des investissements plus lourds. Pourtant, les frais de maintenance et les coûts de l’énergie sont favorables au bois. » précise M. Rechsteiner, du bureau d’ingénieurs thermiciens Gitec SA.

Le bois constitue aujourd’hui 2% de l’énergie primaire en Suisse. Selon l’office fédéral de l’énergie, le potentiel actuel est trois fois supérieur. C’est à dire que l’on pourrait produire 2 millions de m3 supplémentaires de bois-énergie par an, en respectant la croissance des forêts suisses.

En outre, la commune a passé un contrat de fourniture de plaquettes de bois avec une entreprise de Veyrier. La commune fera donc travailler non seulement la filière genevoise du bois, mais réduira également la pollution liée au temps de transport.


Un projet d’intérêt régional et national

Ce projet a suscité un grand intérêt de la part du canton et de la Confédération, puisque la commune a obtenu des subventions de plus de CHF 400'000.--. En fin de compte, c’est la volonté politique qui a dicté ce choix, certainement soutenu par la population de plus en plus consciente des impératifs liés au développement durable.

-> Voir les images

-> Lire le communiqué de presse du 19 novembre 2007

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