Aux Parcs et Promenades
John Pellaz a commencé sa carrière il y a plus d'une quinzaine d'années, après avoir réussi son apprentissage puis passé son brevet et son diplôme fédéral d'horticulteur paysagiste. Jeune homme de 33 ans, discret aux yeux pastels, il apporte depuis cet été une nouvelle touche toute en sensibilité au service des parcs et promenades.
La carte de visite de la commune
Chêne-Bougeries lui a tout de suite plu en tant que campagne urbanisée. Il faut dire que les parcs publics, grands ou petits, évoluent suivant une philosophie bien particulière, qui allie volonté, technique et professionnalisme. Ils deviennent ainsi les éléments clés de l'identité de la commune.
A la volonté politique, M. Pellaz allie la faisabilité, le professionnalisme, et prend en compte les goûts et compétences pointues des sept membres de son équipe de jardiniers. Une équipe mixte, basée sur l'expérience et au bénéfice de la jeunesse.
Un travail artistique
Bacs ou massifs, parcs ou giratoires, le travail des jardiniers est avant tout artistique. Plus question de trouver chaque année la même composition au même endroit. Il faut à présent jouer des couleurs, de l'environnement, des conditions d'ensoleillement - au delà des saisons - pour créer l'harmonie. Un défi technique et écologique. Avec les 500'000 espèces de plantes répertoriées, nos jardiniers ont beaucoup plus de choix qu'un artiste peintre. Si on ajoute les connaissances chimiques ou organiques nécessaires à la croissance de chacune, l'enjeu devient complexe, avec le secret espoir de laisser faire la nature…
Un défi didactique également, comme aux parcs Mirany ou du Villaret, d'une grandeur égale à celle de nos jardins privés où l'entretien différencié de certaines surfaces - en fonction de l'usage - pourrait donner de nombreuses idées aux jardiniers amateurs.
Ces espaces verts reçoivent l'attention minutieuse d'une équipe motivée et nous vous invitons à en bénéficier toute l'année !
Aux Routes et Cimetière
Joao Gilberto travaille depuis 4 ans au service des routes et cimetière de Chêne-Bougeries. Adjoint du service, il en est devenu responsable l'automne dernier et gère à présent l'équipe des sept cantonniers de la commune. Cantonniers, le terme est un peu faible. Il s'agit en fait d'une équipe de sept professionnels, comme Joao Gilberto, ancien contremaître, qui remplissent un cahier des charges complet des métiers du bâtiment: maçon, carreleur, mécanicien, chauffeur, peintre, plâtrier, vitrier, etc..
Priorité à la route
Chêne-Bougeries possède 67 km de routes et presque une centaine de chemins privés. Le service des routes a divisé la commune en trois secteurs qu'il entretient chaque semaine à raison de deux jours par secteur. Deux balayeuses viennent renforcer le travail des hommes, bien nécessaire surtout à l'automne, où 7 à 8 tournées permettent de récupérer près de 40m3 de feuilles par jour, sans parler du déneigement en hiver. C'est une organisation bien rodée, tenant compte de l'équipement et des forces à disposition. Mais ces fourmis laborieuses ne se contentent pas de nettoyer les chaussées communales, près de 30 chemins privés sont entretenus par la voirie. Les préaux, les panneaux d'affichage, les passerelles ou les fontaines sont visités en tournus. Ensemble, ils maintiennent l'image d'une commune organisée.
Un jeu de dames…
Ou plutôt d'hommes. Car le travail des cantonniers ne se limite pas aux routes. Ces derniers sont aussi responsables du cimetière, des centres de récupération, de la gestion de la centrale de chauffe à bois, des petites réparations ou chantiers dans les bâtiments communaux, de la logistique des fêtes et même des trajets du minibus communal pour les élèves des écoles primaires de Chêne-Bougeries. Une diversité d'actions qui implique une grande polyvalence. Joao Gilberto compose souvent devant un échiquier de jeu de dames, avec ses hommes, en les plaçant aux bonnes cases. Il répond alors directement aux imprévus, qui ne manquent pas de se produire chaque jour.
"Une équipe, une force", pourrait-on dire, car Joao Gilberto met un point d'honneur à ce que chaque compétence soit partagée, que les acquis de chacun augmentent, de manière à conserver la force de cette polyvalence.






