De père hongrois et de mère jurassienne, Yves Sandrier est né en Hongrie et est venu s'installer en Suisse quelques années plus tard. Son père est décédé rapidement et sa mère l'a élevé seule. C'était un garçon qui impressionnait ses camarades de classe. Très jeune, il s'est fait remarquer dans les premières représentations de la pièce d'Henry de Montherlant "La ville dont le prince est un enfant". Sa leucémie a été déclarée peu de temps après.
Il a écrit des poèmes, appris la guitare et s'est vite fait remarquer à Radio Genève où il a animé l'émission Qué viva el Cortegas avec son ami Pierre Billon. Il a également été prestidigitateur et a enregistré un premier disque dont Europe 1 avait fêté en direct la sortie du 8000e album vendu.
Décédé en 1958, c'est seulement 20 ans plus tard qu'une plaquette de ses poèmes, suivie d'un disque, a été publiée.
Constituée en 1999, l'Association des Amis d'Yves Sandrier a lancé un concours de chansons, monté par Claude Richoz, fervent admirateur d'Yves Sandrier. C'est la jeune chanteuse Claire-Lise qui a remporté le premier prix en 2002.
A l'approche des 50 ans de la mort d'Yves Sandrier, cette association souhaitait organiser un festival pour perpétrer sa mémoire et faire le point sur la leucémie.
La commune a été touchée par l'hommage rendu à ce jeune chanteur genevois. En témoigne le portrait brossé par le Conseiller municipal Fabian Spinelli, membre de la commission Culture.
"Les années 1950 ont vu le jeune Yves Sandrier briller puis s'éteindre.
L'oeuvre qu'il nous lègue est indissoluble de son histoire: belle, surprenante, mais teintée de mélancolie. Elle révèle son talent formidable ainsi qu'un grand attachement à la vie.
"Combien de jours de pluie pour un simple arc-en-ciel!" s'étonne notre artiste qui, dans le tourment de sa maladie affligeante, nous livre des poèmes d'une douceur juvénile.
L'hommage à Yves Sandrier, c'est l'occasion de découvrir à Chêne-Bougeries une oeuvre touchante, vacillant entre légèreté et tristesse; des mots souvent très simples parlant tantôt d'amour et tantôt des saisons, évoquant la mort aussi.
Je remercie l'Association des Amis d'Yves Sandrier pour leur travail et
j'encourage le plus grand nombre à venir à la rencontre de cet artiste, qui
n'a sans doute pas la notoriété qu'il mérite. La soirée promet d'être riche
en surprises et l'idée même de savoir que le projet a longtemps mijoté dans
l'esprit inventif de Gérald Wyss et toute son équipe suffit à nous rendre
tous enthousiastes !"






