Transformation au coeur du village

Immeubles HLM du Pont-de-Ville, photo F. De Limoges
En 1967, la commune est mise en demeure par le Département des travaux publics
de construire un nouveau collecteur dans la rue de Chêne-Bougeries et la rue du
Vieux-Chêne, car la vétusté des égouts provoque des affaissements de la chaussée
et des refoulements dans des caves. La Compagnie Genevoise des Tramways Electriques
qui souhaite déjà depuis 1950 doubler les voies sur ce tronçon, voudrait profiter
des travaux pour faire cet aménagement. Malgré l'opposition de la population et
du Conseil administratif, la rue de Chêne-Bougeries étant cantonale, les travaux
se font quand même. Les deux rues sont fermées à la circulation pour les travaux
le 6 mars 1970.
Dès le début des années 1970, le village est à nouveau sous le feu de l'actualité.
Il s'agit d'élargir la rue de Chêne-Bougeries de 9 à 18 mètres. L'élargissement
implique de raser les maisons situées du côté nord de la chaussée et de rebâtir
cette partie du village selon les principes d'urbanisme modernes. La démolition-reconstruction
débute par le secteur compris entre le chemin De-la-Montagne, la rue de Chêne-Bougeries,
le chemin de Pont-de-Ville et la Seymaz. Le projet prévoit des immeubles de 7
à 9 étages accueillant 1200 habitants. En août 1978, les premiers locataires des
immeubles HLM du chemin du Pont-de-Ville emménagent. La suite de la construction
du projet est ralentie par L'Association des habitants des Trois-Chêne qui fait
recours jusqu'au Tribunal fédéral en 1983. Ce dernier donne raison aux autorités
et les derniers locataires emménagent en 1985.






