Mots du jardinier 2008
Décembre 2008

Les orchidées d'appartement
Les orchidées d’appartement sont d’origines tropicales, voire équatoriales, latitudes sous lesquelles les jours et les nuits sont de durées quasiment égales.
Exposition
Elles demandent beaucoup de lumière, mais doivent être protégées des rayons directs
du soleil. Je vous conseille de les disposer sur une tablette ou un bac derrière
un rideau pas trop épais (lumière tamisée).
Les espèces les plus exigeantes en lumière sont les Vanda, Cymbidium, Cattleya
et ses hybrides. Les moins gourmandes en lumière sont les Phalaenopsis, Dendrobium,
Oncidium et Odontoglossum.
Durant les périodes hivernales il faut un éclairage d’appoint ou une pièce éclairée la soirée, par exemple la cuisine. Un manque de lumière peut conduire à la perte des boutons floraux. La température nocturne doit être plus basse que celle régnant la journée, une différence de 4 à 5 degrés favorise ainsi l’induction florale.
Elles détestent les courants d’air froid, surtout en hiver. En été, une légère
circulation d’air leur est propice, une bonne aération prévient les maladies et
la pourriture.
Soins
La plante doit pouvoir sécher rapidement entre deux apports d’eau. Il est préférable
d’arroser en abondance et pas trop souvent. L’eau d’arrosage doit être tempérée.
L’eau de pluie ou décalcifiée est préférable. Durant cette période de croissance un apport régulier d’engrais spécial soluble
est nécessaire. Les principaux ravageurs sont les poux farineux et les cochenilles,
à surveiller attentivement.
Le substrat
Les orchidées exigent de recevoir un substrat frais, lorsqu'il est trop vieux,
il se désagrège et ne laisse plus passer suffisant d'air pour aérer les racines.
Les pots doivent être percés de nombreux orifices. Il faudrait pouvoir les rempoter
au printemps tous les deux ans. De nombreuses orchidées terminent leur croissance estivale par l’éclosion de
hampes florales. L’arrosage doit alors être modéré car elles rentrent en période
de repos. En maintenant un substrat plus sec, on favorise l’induction florale.
Les tiges des hampes florales des orchidées de culture sont bien souvent trop
frêles pour soutenir les grappes de fleurs épanouies. Il faut les diriger sur
un tuteur de suite après l’apparition de la hampe. Je conseille au début de jouer
avec l’intensité de la lumière, en tournant le pot de façon à ce que les tiges
suivent naturellement le tuteur (phototropisme). Par la suite, on utilisera des
pinces spéciales pour ces tiges ou d’autres attaches.
Coupe
Pour s’assurer que les orchidées se trouvent en bonne condition on peut observer: - l’état des racines et la croissance,
Ce n’est que lorsque l’intensité lumineuse, la température diurne et nocturne,
les flux et l’humidité relative de l’air, un arrosage adapté et un bon substrat
sont coordonnés que les orchidées sont aptes à refleurir.
Pour de plus amples informations Bernard Caseys Responsable de projet "Végétaux ligneux, santé des plantes et biodiversité végétale"
Chêne bicentenaire dans le parc Sismondi L’arbre est un point de repère renvoyant à des notions structurantes de notre
vie: le temps, l’espace, le vivant. Il est un gage de développement durable, un
être vivant, qui nécessite tout au long de son existence un entretien différencié
en fonction de son âge. Un vieil arbre attire notre regard, il est généralement majestueux, impose une
force, c’est une véritable rencontre émotionnelle. Les arbres sénescents sont des écosystèmes. Ils favorisent la biodiversité animale
et végétale, notamment dans leurs cavités. Ils sont plus sensibles aux variations de température, à la sècheresse, aux modifications
de leur milieu (sol et espace) et une partie de leur couronne peut dépérir ou
sécher. Malheureusement, en vieillissant, la résistance mécanique de leurs branches charpentières
s’altère, ces dernières ayant développé une ramure trop importante, elles montrent
des signes de faiblesse et de graves déchirures se produisent en cours de végétation.
Leur sécurisation peut s’avérer nécessaire et seul un professionnel estimera les
critères de maintien du végétal en fonction de sa beauté, de l'intérêt du sujet,
de l'importance historique, de sa santé, des risques inhérents à sa conservation
entre autres. La réduction sélective et progressive de leur couronne prolonge leur existence
grâce:
D’autres mesures sont nécessaires pour favoriser leur résistance comme:
Grace à des soins appropriés, vous pouvez admirer un chêne bicentenaire au parc
Sismondi, un cèdre centenaire au parc Stagni ou un magnifique marronnier au parc
de Grange-Canard. Il est primordial de protéger ce patrimoine arboré, indispensable
à la lutte contre la pollution et à la qualité de notre cadre de vie. Bibliographie:
Responsable de projet "Végétaux ligneux, santé des plantes et biodiversité végétale"
En botanique, les plantes bisannuelles sont des plantes qui accomplissent leur
cycle de vie en deux années. La première année, elles développent un appareil
végétatif: racines, tiges et feuilles. Puis elles entrent en dormance pendant
les mois froids. Au printemps suivant, la tige de la plante croit fortement, la
plante monte en graines. Des fleurs et des graines sont produits. Enfin, la plante
meurt. Elles se sèment le plus souvent de juin à août dans des caissettes ou des plateaux
de micro-mottes. En grande production c’est le système le plus utilisé. Ensuite, les plants sont repiqués dans des barquettes (exemple de 4), des pots
ou en pleine-terre (méthode traditionnelle). Elles sont mises en place à l’automne dès le début d’octobre de préférence car
elles peuvent alors mieux s'enraciner et résister à la période hivernale. Il est
conseillé de planter des plantes trapues, pas trop grosses. Certaines espèces moins rustiques doivent être hivernées en serre froide ou protégées
pendant les grands froids, par exemple les primevères (Primula). Certaines plantes annuelles semées tardivement peuvent être cultivées en bisannuelles,
par exemple les cinéraires (Senecios), les sauges officinales (Salvia officinalis). Des plantes vivaces printanières, des graminées sont employées pour la création
de tâches ou de mélanges de fleurs dans les massifs, les bacs, les caissettes.
On utilise aussi quelques légumes comme les choux de printemps, les poireaux (ils
montent en graines), les fenouils (résistent jusqu'à moins 10 degrés). Dans ces arrangements, on emploie aussi des plantes bulbeuses printanières comme
les tulipes, les jacinthes, les narcisses, les fritillaires, les eremurus entre
autres. - Pensées (Viola) - Giroflées (Erysinum) – Myosotis – Pâquerettes (Bellis) –
Primevères. - Ancolie (Aquilegia) – Pavot d’Islande (Papaver) – Corbeille d’Argent (Arabis)
– Aubrietia – Doronic du Caucase (Doronicum) - Bergenia – Heuchera - Cœur de Jeannette
(Dicentra) – Iris – Renoncules (Ranunculus). - Festuca glauca - Acorus gramineus – Carex - Stipa.
Courge rouge vive d'Etampes A Genève, la culture des légumes a une longue tradition.
A la fin du siècle dernier, chassés par l'urbanisation, ces cultivateurs, communément
appelés "Plantapporêts" (les planteurs de poireaux) ont dû s'exiler à la Praille
et aux Acacias, puis entre Troinex, Plan-les-Ouates, Bardonnex, Perly et Meinier
entre autres. Dans le cadre des festivités du Bicentenaire de la commune de Chêne-Bougeries
en 2001, un jardin potager de variétés anciennes a été aménagé à proximité immédiate
du bâtiment "Le Nouveau Vallon". Chaque année, en collaboration avec la Fondation ProSpecieRara Le thème des plantes à huile (le tournesol, le colza, le carthame, la bourrache,
le lin, le calendula, la lavande, le ricin, le soja) a été choisi en 2008. La famille Grosjean installée dans la commune de Chêne-Bougeries y pratique la
culture maraîchère depuis trois générations. Elle est la dernière du canton à
assurer la sélection et la culture de porte-graines de nombreuses variétés anciennes.
On lui doit, entre autres, la sélection du haricot nain "Marché des Trois-Chêne". La Fondation ProSpecieRara a pour but principal la sauvegarde de la diversité
des plantes de cultures et des animaux de rente. Leur site Internet répertorie
450 variétés de légumes et de plantes de plein champ. ProSpecieRara organise chaque année diverses manifestations telles que le Marché
aux plantons au Château de Prangins. L'antenne romande de l'association est basée
au Conservatoire et jardin botanique de la Ville de Genève, et Madame Denise Gautier
en assure la coordination. Encyclopédie de Genève, tome deuxième, La Campagne genevoise, 1983 Sites internet:
Avec l'aimable collaboration de Mme Denise Gautier. Bernard Caseys
La prairie fleurie est une association d’espèces annuelles et vivaces de fleurs
sauvages et de graminées indigènes. Elle contribue beaucoup à la biodiversité
végétale. La nature met des décennies pour créer des associations végétales stables, donc
pour la création d’une prairie fleurie, la patience sera de mise. Semées, les
espèces annuelles fleurissent la première année, les vivaces se développent la
première année et commencent à fleurir la deuxième année. L’association végétale est dépendante des conditions particulières de chaque
endroit: sol, climat, exposition, ensoleillement, cultures précédentes. Lorsqu’on désire changer son gazon en prairie fleurie autour de sa villa, on
utilisera de préférence les surfaces peu utilisées, en pente, par exemple. Le sol contient des milliers de graines, il est conseillé de pratiquer "un faux
semis". On prépare le sol au printemps comme pour semer, on laisse germer les
adventices (3-4 semaines), on les détruit, on gratte superficiellement la surface
et on sème le mélange fleuri. Les jeunes semis sont souvent clairsemés, les plantes vivaces ont besoin de place
pour se développer. Ils n’exigent aucune fumure. La première année, on effectuera au minimum deux coupes de nettoyage à 8 –10
centimètres de hauteur pour équilibrer le développement des espèces annuelles
et vivaces, et éliminer les mauvaises herbes comme les chardons. Il est recommandé
de faucher la surface en 2 parties avec un intervalle de 1 à 2 semaines, afin
de préserver la petite faune. Les années suivantes, la fauche tardive en septembre permet à de nombreuses plantes
annuelles de fleurir, d’être pollinisées, de fructifier et enfin de répandre leurs
graines pour regermer l’année suivante. Elle permet aux orchidées d’accumuler
plus de réserve dans leurs tubercules (la germination de leurs graines est très
complexe et exige la présence d’un champignon microscopique dans le sol). Le foin
coupé doit être séché sur place avant d’être évacué. Le gazon fleuri est une alternative, sa végétation est plus basse, il exige moins
de tontes qu’une pelouse traditionnelle, aucune fumure ou arrosage dès la deuxième
année. Depuis 1993, la commune laisse évoluer au Parc Stagni, quelques parcelles en prairies fleuries avec une fauche tardive en septembre.
Par la suite, elle a demandé un inventaire botanique sur 3 périodes de végétation,
avril-mai, juin-juillet et septembre. La botaniste a recensé plus de 100 plantes
différentes et observé 5 plantes protégées genevoises. En 2006, le service des parcs et promenades a aménagé à l’angle des chemins de La Colombe et Fossard une berme avec un mélange de 90 % de gravier et 10 % de terre végétale pour
y semer un mélange floral pionner rudéral (mélange gravier). Lors du réaménagement du Parc Miramy en 2006, la commune a semé une prairie fleurie avec un mélange composé à 100
% de graminées et fleurs sauvages suisses. Au Rondeau des Bougeries, la commune prépare depuis ce mois d'avril 2008 une portion de parcelle en prairie
fleurie, une autre en gazon fleuri et le solde en gazon standard ombre. Bernard Caseys
© Pronatura Pour bien comprendre ce titre, nous avons besoin de quelques définitions : Arbuste: végétal dont le tronc est bien différencié, ne dépassant pas 7 mètres de haut.
Arbrisseau: végétal ramifié dès la base ne dépassant pas 7 mètres de haut.
Indigène: végétal qui croît et vit naturellement dans une région sans y avoir été importé.
Contraire: exotique Une haie vive est constituée d’arbustes, parfois d'arbres et d’arbrisseaux indigènes
non taillés. Dans les zones urbaines, la haie, dont la hauteur est réglementée, doit être
taillée après la période de nidification des oiseaux. Une haie vive d’arbustes et d’arbrisseaux indigènes offre:
Un taux d’humidité de l’air entre 50 et 60 % est la plus favorable tant pour
les orchidées que pour les êtres humains.
Durant la période estivale, on arrose en immergeant les pots au minimum une fois
par semaine (durée environ une demi-heure). Il faut veiller attentivement à ce
qu’il ne reste pas d’eau stagnante à l’aisselle des feuilles. Par forte chaleur,
on les vaporisera de préférence le matin afin de diminuer les risques de pourriture.
Le substrat doit être perméable à l’air tout en retenant une quantité d’eau significative.
Il est composé par exemple d’écorces, de particules de liège, de charbon de bois,
de tourbe fibreuse, etc.
Lorsque les fleurs sont fanées, on les coupe au raz de la souche sauf les Phalaenopsis,
on sectionnera la tige au-dessus d’un œil dormant, épaississement ou nodosité
visible. Avec un peu de chance paraîtra une hampe florale supplémentaire.
- la croissance des nouvelles pousses et le feuillage,
- l’état général de la plante (si les feuilles prennent une position pendante,
cela signifie qu’elle perd ses racines par excès d’irrigation.),
- l’éclosion de hampes florales.
Novembre 2008

Les soins des vieux arbres
- au nettoyage du bois mort;
- à l'étêtage qui évite la dénudation de la base;
- à l'éclaircissage qui aère la cime et défourche les branches;
- au ravalement qui diminue la longueur des branches charpentières et leur charge;
- au rééquilibrage de la couronne pour respecter sa forme naturelle;
- à l'émondage qui coupe les pousses herbacées du tronc;
- à l'haubanage de ses branches principales, prévenant les ruptures;
- à la préservation de son espace racinaire, évitant son compactage, etc.
- réguler ou éliminer les plantes parasites telles que le chèvrefeuille ou le
lierre;
- éviter la propagation des parasites et des maladies par des interventions phytosanitaires
ciblées;
- prévenir le dépôt de compost, de gravats sous leur couronne;
- prévenir l’allumage de feux à proximité des troncs et de la couronne.
Des Soins pour les Très Vieux Arbres – Principes et Pratiques de Robert Bourdu
Editeur : Ulmer 2004.Septembre-Octobre 2008

Massif de bisannuelles au Parc de la Mairie
Plantations de plantes bisannuelles et printanières
Liste des principales plantes bisannuelles
Liste exhaustive des plantes vivaces printanières
Liste de graminées à utiliser en tâche ou en mélange
Informations et idées d'arrangements
Bernard Caseys
Responsable Végétaux ligneux, santé des plantes et biodiversité végétaleJuin-Juillet 2008

Les vieilles variétés de légumes
Elle a pris naissance à Plainpalais, dès le 16ème siècle déjà, à une époque où
l'horticulture était ignorée dans le reste de la Suisse. Ses investigateurs en
furent des émigrés français, fuyant les persécutions religieuses consécutives
à la révocation de l'Edit de Nantes. La Cité de Calvin leur mît à disposition
les terrains sablonneux de la plaine de Plainpalais. Ces terrains étaient très
fertiles grâce aux alluvions de l'Arve et à l'assèchement des marais (maraîchers).
, un thème est retenu :
- 2001 : divers légumes anciens dont l'artichaut Violet de Plainpalais et le
cardon argenté épineux de Plainpalais
- 2002 : divers légumes dont l'oignon rouge de Genève
- 2003 : les légumes racines dont la betterave à salade Rouge ronde du pays
- 2004 : les fruits du soleil dont la courgette verte des Maraîchers
- 2005 : les courges dont la courge rouge vif d'Etampes
- 2006 : les choux dont le chou à pied court de Plainpalais
- 2007 : la diversité des bettes dont la Verte lisse et la Verte frisée de Genève.Références
- www.biosem.ch
- www.semences-zollinger.ch
- www.sativa-rheinau.ch
- www.kokopelli.asso.fr
Resp. Végétaux ligneux,
santé des plantes et biodiversité végétaleAvril-Mai 2008

Les prairies fleuries
Exemples de prairies fleuries réalisées sur le domaine communal
Bibliographie
www.wikipedia.org
, rechercher : prairies fleuries
www.cipel.org
, le guide du jardin naturel
www.energie-environnement.ch
, le jardin et La Chartre des Jardins.
www.agri-info.ch
, production végétale, production de semence
Resp. Végétaux ligneux,
santé des plantes et biodiversité végétaleFévrier-Mars 2008

Haies vives
Arbustes et arbrisseaux indigènes
Exemples: le houx, le sorbier des oiseleurs
Exemples: le noisetier, le troène, la viorne
Certains bois de ces végétaux se prêtent particulièrement bien aux travaux de sculpture, tels que le buis (bois jaune), l’if (bois rougeâtre), le cerisier à grappe, le charme (bois blanc, dur, grain fin). Leurs bois étaient aussi utilisés dans la fabrication de manches d’outils.
La maladie du "Feu bactérien" attaque les espèces de la famille des Rosacées dont font partie les aubépines, les merisiers, les prunelliers, les églantiers, les épines noires entre autres.
Vous trouverez ci-dessous une liste des espèces plantées cet hiver 2007-2008 sur le parcours didactique du Rondeau des Bougeries (quartier de Conches):
Aubépine commune / Argousier / Bourdaine / Buis / Camérisier / Charme / Chèvrefeuille des bois / Chèvrefeuille noir / Cornouiller sanguin / Eglantier / Epine noire / Erable champêtre / Fusain / Houx / Lierre / Merisier / Merisier à grappes / Nerprun purgatif / Noisetier / Rosier des champs / Saule marsault / Sorbier des oiseleurs / Sureau à grappes / Sureau noir / Troène / Viorne lantane / Viorne obier.
Pour de plus amples informations:
www.wikipedia.org
www.plantes.ch : végétaux, plantes indigènes
www.pronatura.ch/ge
www.geneve.ch/nature
, information nature, haies
www.vogelwarte.ch
, conservation recherche, habitats.






